LE FRANC CFA : UNE MONNAIE AU CŒUR DE LA CONTROVERSE

Le Franc des colonies françaises d’Afrique à l’origine et devenu Franc de la communauté financière africaine (Fcfa) est au cœur de la polémique surtout depuis que l’activiste franco-béninois Kémi Seba a brûlé un billet de 5000 Fcfa, en août dernier, pour protester contre cette monnaie qu’il juge encore coloniale.

Peut-on dire Sur le plan économique, que le franc CFA freine-t-il le développement de l’Afrique?
Ou encore que la Cemac et l’Uemoa doivent-elles en finir avec l’ex-franc des colonies d’Afrique ? Économistes, responsables politiques, banquiers… il semble de plus en plus difficile de trouver des voix pour défendre cette monnaie commune. Plusieurs économistes africains réclament l’abandon de la parité fixe entre le FCFA et l’euro.

Comme cela ne suffisait pas, en déclarant, dans la soirée de dimanche 20 janvier, que la France « appauvrit l’Afrique » et accroît la crise migratoire, avant de s’en prendre au franc CFA, qualifié de « franc des colonies », le vice-premier ministre et chef politique du Mouvement 5 étoiles, Luigi Di Maio, a enfoncé le clou. La France étant pointé du doigt


Intérêt de la France à faciliter l’ouverture de ce débat

Mais la France a officiellement ouvert le débat, si l’on s’en tient aux déclarations de François Hollande, en octobre 2012, à Dakar, où il encourageait les gouverneurs de nos banques centrales à utiliser de façon plus active les réserves de change dont les Etats de la zone franc disposent auprès du Trésor public français. Peut-on demander plus ? On ne peut pas en même temps revendiquer notre indépendance et attendre que ce soit l’ancien colonisateur qui nous donne l’autorisation d’agir. C’est à nous de demander à utiliser de ce qui nous revient. C’est seulement s’il y a blocage que nous pourrions faire un procès d’intention à la France, selon Raoul Mbog (Monde d’Afrique)

Pourquoi, selon vous, les pays de la zone franc n’utilisent pas les quelque 3 600 milliards de francs CFA (rapport de 2005) dont ils disposent auprès du Trésor public à Paris ?

Raoul Mbog appelle cela la servitude volontaire. Pour lui, personne n’interdit à nos pays d’utiliser le volet excédentaire des réserves de change pour financer la croissance. L’accord signé avec la France en 1945, dans le cadre du fonctionnement du compte d’opérations avec le Trésor, était qu’elle couvre l’émission monétaire des pays de la zone franc à hauteur de 20 %. Aujourd’hui, nous elle est couverte à quasiment à 100 %. Cela veut dire que nous n’avons plus besoin de l’« assureur » qu’est la France pour avoir la fixité entre le CFA et l’euro. Les dirigeants africains doivent prendre leurs responsabilités. C’est à nous d’assumer notre destin, ce n’est pas à la France de le faire pour nous.

Publicités

Auteur : pekani

Je suis un chercheur en quête permanente de la vérité. Du pourquoi de la vie et du comment vivre. Dans cette quête je me suis rendu compte que l’Afrique regorge d’énorme trésor qu'il suffit simplement de creuser. Je vous invite à me suivre vous serez content