Les leçons de l’affaire Edgar Alain Mebe Ngo’o au Cameroun

Son nom ne figure plus dans les motions de ‘’ soutien au chef de l’Etat’’ Ce fils prodige du président de la république est pris dans l’étau de la justice Camerounaise. Nous pouvons tout de même tirer des leçons afin d’aider ceux des ministres ou des responsables des entités de l’Etat qui sont pris dans une paranoïa.

1-Présomption d’innocence.

Même s’il est en détention provision, Ce ministre est innocent jusqu’à la preuve du contraire. Malgré les images et commentaires circulant dans les réseaux sociaux. Même si on peut constater une inversion de la charge de la preuve, par la limitation aux prérogatives de la personne poursuivie de laisser l’accusation prouver que l’infraction a été commise. Le droit à la présomption d’innocence au Cameroun est consacré par un cadre normatif étoffé. Ce droit est en effet prévu tant par les textes nationaux (art 8 alinéa 1 du code de procédure pénale), que par divers textes internationaux (art .11 alinéa 1 déclaration universelle des droits de l’homme. Art.14 alinéa 2 pacte international relatif aux droits civils et politiques etc.)

2-Le service aux populations et non la servitude de l’Etat pour soi.

Qu’il soit aujourd’hui innocenté ou pas, les images or mis les fakes news ne sont pas de bonne augures. On a l’impression d’avoir vu un mégalomane qui ne se suffisait pas des avantages donné par l’Etat. 448 costumes plusieurs bien saisis. Nous avons l’impression que nous dirigeants ne savent pas encore leur rôle à la tête de leur département. Servir les populations et non se servir de l’Etat. Voilà un administrateur civil sorti de l’Enam, parti du poste de préfet pour finir ministre des transports dont la population ne retiendra qu’une chose, la prédation de l’Etat. Il n’est fait mention de son nom dans aucune activité philanthropique au Cameroun,  a-t-il crée une société pour insérer les personnes désœuvrées ? A-t-il ouvert un centre de formation pour doper la formation au Cameroun ? A- il eu un impact visible durant son action au gouvernement dans ses différentes fonctions ?

3-L’orientation de la reconnaissance.

Toutes ces personnalités en prisons ont plusieurs fois adressés leur reconnaissance au chef de l’Etat. En réalité cette reconnaissance n’est que de la fumisterie. Le chef de l’Etat n’a pas besoin de reconnaissance mais d’un retour sur investissement. Ceux qu’il a placés devraient être des apporteurs de valeurs ajoutées. La vraie reconnaissance devrait être portée sur la population  qui a fait son choix sur le président et dont celui-ci a délégué ses pouvoirs par la nomination d’un membre du gouvernement ou d’un directeur d’une société Etatique. Le temps de se servir de l’Etat et ne pas servir la population pour remercier le chef de l’Etat est révolue. L’heure est à l’innovation au service à son prochain, à l’efficacité, la solidarité et l’audace. A ce titre si tout est bien fait aucun épervier ne volera sur la tête de personne.

3-Egoisme et égocentrisme.

Dans cet affaire, il y’a plus de noms de la famille de ce ministre que des autres personnes, c’est un suicide familial. Sans faire l’apologie du détournement, lorsqu’on plonge des  rétro-commissions, la chose la plus intelligente est celle d’épargner sa famille. Voilà un homme puissant général des généraux qui tombe aux champs de bataille avec toute sa famille, pas de cousins directs ou éloignés. A ceux des ministres ou des personnes en charge de la chose publique, le glas a été sonné, mettez-vous au service de la population, n’ayez pas peurs d’oser. Poser des actes philanthropiques, rien ne vous inquiètera. C’est le peuple qui donne le pouvoir même s’il vient de Dieu.

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Auteur : pekani

Je suis un chercheur en quête permanente de la vérité. Du pourquoi de la vie et du comment vivre. Dans cette quête je me suis rendu compte que l’Afrique regorge d’énorme trésor qu'il suffit simplement de creuser. Je vous invite à me suivre vous serez content