L’ÉTAT DU CAMEROUN A-T-IL PERDU LA GUERRE ?

État des lieux

Il est efficace, latent, résistant, il se cache dans des coins obscurs, dans les marres d’eau, les puisards, les regards, les herbes, les arbustes, les arbres. Il a une vue infra rouge. Vous détecte à travers la chaleur  qui se dégage de votre corps.

C’est un ennemi redoutable, bien plus puissant que les terroristes de Boko haram et des sécessionnistes  il attaque la nuit, sans faire généralement de bruit.

Oui c’est lui le moustique. Vecteur du paludisme ou malaria grâce à un parasite du genre plasmodium falciparum. Il cause la mort de d’environ 4000 personnes par an d’après les statistiques du ministère de la santé publique. On enregistre également des millions de jours congés maladie dû à cette maladie causant des impacts assez négatifs pour l’économie de notre pays et pour les revenus de nos populations.

Les moyens

L’État qui fait beaucoup d’effort dans la lutte contre les conséquences de cet ennemi public. Depuis plusieurs années l’État a déployé d’énormes moyens, en donnant des accords et agrément au secteur privé pour aider à lutter contre cette maladie, grâce également à ses centres de santé et hôpitaux, des soins intensifs sont donnés aux victimes, des moustiquaires imprégnés sont distribués gratuitement, des médicaments sont vendus à faible prix pour des victimes de bas âge.

Impact des moyens déployés

Aux regards des moyens déployés on peut noter une avancée significative dans la réduction des cas de décès surtout des personnes vulnérables tels que les femmes enceintes et les enfants de 0 à 5 ans. De moins à moins en entend des nouvelles de décès dû au paludisme dans notre environnement proche ou lointain. Cependant le mal reste là, un Camerounais a en moyenne une à deux crises de paludisme par an.Même si il existe des moyens rapides de guérison de nos jours. La meilleure guerre contre le paludisme doit être sur un seul ennemi commun

Attente de la déclaration de guerre contre le moustique

Tel qu’il a fait à Boko Haram et aux sécessionnistes dans les régions du nord-ouest et du sud-ouest, il est question que le président s’implique véritablement dans cette bataille en déclarant la guerre au moustique.

Ainsi, chaque entité de l’État et du pays devra à son tour prendre le relais. Le gouvernement, l’assemblée, le sénat, les régions ; les départements, les arrondissements, les districts, les communautés, les sociétés, les villages, les quartiers, les blocs, les scientifiques. Chacun doit apporter sa pierre, son soutien.

Le moustiquaire c’est bien , mais comment on fait lorsqu’on est au salon ? Lorsqu’on boit une bière au bar ? Lorsqu’on est dans sa véranda ? Il faut traquer le moustique même dans son dernier retranchement. Il ne faut pas  laisser un endroit ou la main ne passe et repasse. C’est une affaire de tous. Les fumigènes pour les moustiques adultes, les produits chimiques pour les larves. Les vidanges des marres d’eau un peu partout.

Publicités

Auteur : pekani

Je suis un chercheur en quête permanente de la vérité. Du pourquoi de la vie et du comment vivre. Dans cette quête je me suis rendu compte que l’Afrique regorge d’énorme trésor qu'il suffit simplement de creuser. Je vous invite à me suivre vous serez content